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Sabbats et Célébrations

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vendredi 25 octobre 2024

Rituel de Samhain pour vous libérer de ce qui vous retient

En vous souvenant de l'évasion de justesse d'Andromède dans la mythologie grecque, utilisez l'énergie et l'inspiration des étoiles pour briser votre propre lien psychique et vous libérer des chaînes figuratives qui peuvent vous retenir. Samhain est le moment idéal pour faire un inventaire de sa vie et se défaire des vieux schémas qui pourraient ne plus s’avérer utiles. Commencez par rassembler vos outils. Vous aurez besoin de ce qui suit :

  • Une pelote de laine ou de coton rouge (pas de matière synthétique)
  • Votre athamé
  • Des allumettes
  • Un chaudron

Prenez une pelote de fil de coton rouge et coupez-la en morceaux de 23 cm / 9 pouces. Il est important de choisir une matière naturelle pour cet exercice. Évitez les matières synthétiques comme l'acrylique ou le polyester.

En nouant les extrémités de chaque morceau de fil ensemble, formant un cercle, donnez à chacun un nom, quelque chose dans votre vie qui vous retient. Peut-être s'agit-il d'une blessure passée que vous avez ressassée. Peut-être avez-vous des regrets dans la vie. Que ce soit la douleur, le chagrin ou le regret qui vous lient, il est maintenant temps de les déposer. Il faut une certaine force pour porter un fardeau, mais une force encore plus grande pour s'en défaire.

Utilisez autant ou aussi peu de fils que vous le souhaitez. Placez-les autour de votre poignet et dites-leur précisément : « _____, je t'ai porté longtemps et loin. Ton fardeau a été mon professeur et j'accepte tes leçons. Maintenant, je rassemble la force de te libérer, car ta présence ne me sert plus. »

Prenez votre athamé et commencez à couper les cercles. Comme la lame est toujours émoussée, ce ne sera pas une tâche facile. Soyez persévérant et, lorsque vous coupez vos liens symboliques, imaginez-vous vous séparer de vos liens réels. Rien de ce qui vaut la peine d'être fait n'est jamais facile, et cette petite lutte est représentative de quelque chose de bien plus grand : l'individu, c'est-à-dire vous, acceptant la responsabilité et l'influence sur les événements de la vie, ce qui est magicke.

Quand vos liens sont coupés, allumez-les avec les allumettes et brûlez-les dans votre chaudron en disant : « Je vous renvoie à la mère obscure, pour être consumés par les flammes de la transformation. Vous êtes purifiés et changés pour toujours dans ce feu, réduits à votre essence pure et simple. Vous n'êtes plus liés à moi. Je vous renvoie à la mère, et vous partirez, pour que quelque chose de nouveau et de béni grandisse en moi. »

Lorsque les flammes s'apaisent et que le chaudron refroidit, rassemblez les cendres dans un petit pot et sortez-les. Déterminez la direction du vent et placez-vous dos au vent. Soufflez les cendres dans l'air. Laissez-les se dissiper et disparaître. Préparez-vous à prendre un nouveau départ...

Judy Ann Nock, "The Modern Witchcraft Guide to the Wheel of the Year".
Traduction Asa pour Esoterika.

Rituel des petits papiers de Samhain

Si on ne l'a pas fait tout au long de l'année, on écrira sur de petits papiers destinés à être brûlés, les choses concernant notre comportement ou nos mauvaises habitudes que l'on souhaite faire disparaître. Pensez à vraiment rédiger des choses qui vous concernent. Par exemple : les gens jugent tout ce que vous faites et cela vous affecte. N'écrivez pas "je ne veux plus qu'on me juge" mais dites "je ne veux plus être affecté lorsque l'on me juge". Cette demande est tournée de façon à vous rendre plus fort par rapport à quelque chose qui vous touche mais vous n'avez inclus personne d'autre que vous. Pour arrêter de fumer, vous n'écrirez pas "je veux arrêter de fumer" mais "je ne veux plus continuer à fumer".

Tous ces rejets de choses nous concernant devraient être rédigés en commençant par "je ne veux plus...". On ne tourne pas les phrases en affirmation, mais en négation.

Ces papiers seront brûlés au sein du chaudron, passé minuit. Une bougie chauffe-plat est largement suffisante.

Essayez de vous trouver un petit coin tranquille à l'extérieur. Il y a parfois des demandes qui font augmenter les flammes d'une manière spectaculaire.

Chaque personne participant au rituel peut faire brûler autant de petits papiers qu'elle le souhaite. On inscrit une seule chose par petit papier. Si vous êtes plusieurs à célébrer ensemble, faites brûler un de vos papiers à tour de rôle. Au moment où vous vous apprêtez à mettre votre demande à la flambée, regardez ce que vous avez écrit, histoire de vous imprégner de votre demande et de vous connecter à la flamme qui va dévorer cette chose dont vous ne voulez plus. Vous assistez à une destruction consentante.

Personne n'est censé dire aux autres ce qu'il a écrit. Ce sont des demandes personnelles. Après, libre à vous de les partager ou non.

D'après le Perpétuel Almanach des Sorcières.

Prière de Samhain


"Ô Grande Déesse,

Je te remercie pour ta présence de chaque jour
Et ta protection durant cette année qui vient de s'écouler.
Aujourd'hui, la roue a tourné.
L'été est terminé et l'hiver arrive à son tour.
Puisses-tu me protéger durant ces nuits sombres et ces longs jours froids.
Puisses-tu de jour comme de nuit, garder un œil bienveillant sur moi.

Ô Grand Dieu,
Maintenant que tu nous a quittés pour rejoindre tes contrées,
Tu vas guider et orienter ceux qui dans l'autre monde sont passés.
En cette nuit de la fête des morts
Je te remercie de laisser s'approcher une fois encore
Ceux qui s'en sont allés et à qui je pense encore très fort.

À tous mes défunts : parents et amis,
Sachez qu'en cette nuit, en ma demeure, vous serez bien accueillis."

À dire avant minuit et avant le repas.

Par O. Blackwood et A. Raé

Rituel de Samhain pour travailler avec les ancêtres

Lorsque les ancêtres traversent le voile, ils le font parfois sous la forme dont vous vous souvenez. Mais, le plus souvent, ils adoptent d'autres formes, qui sont des métaphores de ce qu'ils souhaitent communiquer : un papillon pour vous dire que leur âme a survécu, un courant d'air pour vous indiquer la direction que vous devez suivre ou une odeur spécifique que vous associez à cette personne. Ces formes peuvent limiter la communication.

Cependant, si vous êtes prêt à entrer en transe, vous pouvez établir une véritable conversation. Si vous vous décidez à essayer cette pratique, il est préférable que vous ayez une personne de confiance près de vous pour s'assurer que tout se passe bien. Prenez le temps de prier votre dieu pour qu'il vous protège avant d'entrer en transe et pour vous assurer que seuls les ancêtres dont les intentions sont en accord avec les vôtres puissent apparaître.


Installez dans votre espace sacré un siège confortable et une table avec des photos et des souvenirs des ancêtres avec lesquels vous souhaitez communiquer. Préparez une liste de questions que vous avez envie de poser. Vous pouvez également concocter une infusion de camomille, de bouillon-blanc ou d'armoise pour vous aider à vous détendre.

Après avoir organisé l'espace, prenez un bain. Visualisez toute énergie conflictuelle s'évacuant par le siphon. Puis prenez le temps de vous oindre d'huile de protection, tout en récitant quelques prières. Ensuite, habillez-vous avec les vêtements de votre choix (de préférence confortables) et préparez une petite assiette de nourriture et une boisson à offrir à l'ancêtre qui vous rendra visite. Placez-les sur l'autel que vous avez installé. Enfin, faites tous les rites qui peuvent rendre cet espace sacré pour vous.

Asseyez-vous sur une chaise ou vos coussins et prenez quelques inspirations profondes jusqu'à ce que vous vous sentiez détendu. À ce stade, annoncez à vos ancêtres que vous aimeriez vous entretenir avec eux ce soir. N'en dites pas plus. Reprenez votre respiration profonde, et prêtez attention à ce que vous entendez, voyez, sentez et éprouvez, dans le calme.

Lorsque vous avez la sensation d'avoir accompli votre rituel, remerciez vos ancêtres pour le temps qu'ils vous ont accordé et demandez-leur de retourner d'où ils viennent. Exprimez-leur votre amour et votre gratitude d'avoir traversé le voile pour venir vous voir.

Accordez-vous quelques instants pour noter toutes les informations qui vous semblent importantes. Lorsque vous aurez terminé, ouvrez votre espace sacré, jetez ou enterrez vos offrandes de nourriture et prenez part à une activité qui célèbre la vie.

Par Diana Rajchel

mercredi 27 septembre 2023

Samhain : connexion aux esprits guides

C'est la nuit où le voile entre les mondes est le plus mince, moment idéal pour vous connecter à vos ancêtres et esprits guides.

Ingrédients et matériel :

  • 1 bougie noire
  • 1 cornaline
  • 1 obsidienne (noire)
  • quelques fleurs de souci
  • de l'encens d'oliban
Procédure :
  1. Disposez la bougie et les pierres devant vous, puis les fleurs autour de vous. Allumez la bougie, puis l'encens.
  2. En position assise ou allongée, fermez les yeux et prenez quelques minutes pour vous relaxer. Mettez de côté les événements de votre journée. Laissez vos pensées vous traverser, puis disparaître.
  3. Visualisez une lumière dorée emplissant votre espace. Le temps n'existe plus, seule votre présence compte. Dans la lumière, des êtres se rapprochent : distinguez leurs silhouettes, puis ressentez leur bienveillance et leur amour. Vos esprits guides vous entourent, ceux qui vous protègent et vous accompagnent.
  4. Prenez conscience de la chance que vous avez de leur parler, de leur confier craintes et doutes. Laissez-les vous prendre dans leurs bras aimants : ils vous offrent énergie, force, tendresse. Puis, laissez-les repartir dans leur monde en gardant dans votre cœur l'amour que vous avez reçu.

dimanche 14 juin 2020

Célébrer Litha (~21 juin)

Une célébration du solstice d'été (Litha) écrite par Scott Cunningham.

Avant l'accomplissement du rite, préparez un petit sac de tissu et remplissez-le avec des plantes aromatiques telles que la lavande, la camomille, le millepertuis (herbe de Saint-Jean), la verveine ou toute autre plante associée au solstice dans "un grimoire des herbes". Si vous avez des problèmes, des difficultés, des souffrances, des chagrins et des maladies, incorporez-les mentalement aux plantes pendant la fabrication du sachet. Fermez-le en nouant avec une corde rouge et placez-le sur l'autel afin de l'utiliser pendant le rite. Le chaudron devrait également se trouver sur l'autel ou près de celui-ci. Même si des chandelles ont été utilisées pour marquer les points cardinaux, la chandelle rouge dans son bougeoir doit être présente sur l'autel. Lors des célébrations rituelles en plein air, allumez un feu - aussi petit soit-il - et jetez le sachet dans les flammes.

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mardi 28 octobre 2008

Rituels de chance pour Halloween



Sur Esoterika, on pense à vous en ces temps de crise économique… Samhain approche à grands pas, et nous avons compilé pour vous quelques sortilèges heureux pour vous attirer la bonne fortune pour l’année à venir :)

Rituel de la terre de cimetière

Obtenez neuf poignées de terre de cimetière, si possible lors de la prochaine nouvelle lune. Mélangez-les avec trois parts égales de soufre, de sel, et de poivre. Brûlez-en sur un charbon, comme pour un encens, le soir de Samhain. Improvisez une prière pour faire votre demande, et surtout, visualisez votre succès ! Répétez chaque fois que vous souhaiterez renouveler votre succès. Cette poudre devra être conservée dans un bocal hermétique, et peut se garder très longtemps.

Pomme de chance d’Halloween

À la nuit tombée, le 31 octobre, assurez-vous que chaque membre de votre foyer reçoive une pomme. On peut les récolter soi-même ou les quémander selon la méthode américaine du « trick or treat » consistant à faire du porte-à-porte pour demander des sucreries. Chacun devra manger une de ces pommes pour s’assurer une année de chance.

Rituel des chandelles de chances pour Halloween

Le 31 octobre à minuit, brûlez un nombre égal de bougies noires et orange. Laissez-les brûler complètement jusqu’à la fin pour recevoir une année de chance. Attention, ne laissez jamais se consumer des bougies sans surveillance !

jeudi 1 décembre 2005

Fêter Yule



La Déesse donne naissance à un fils, le Dieu, en ce moment aux alentours du 21 décembre, ce qui donne aussi le solstice d’hiver. Le solstice d’hiver est considéré, depuis très longtemps, comme un temps de naissances divines. On dit que Mithra est né à cette période. Ce fut adopté par les chrétiens pour leur usage vers l’an 273 de l’ère chrétienne par le pape Liberius.

D’ailleurs, la plupart des symboles associés à Noël sont païens plutôt que chrétiens : la bûche, le houx et le gui, le sapin, la décoration lumineuse des rues, les rennes dans le ciel… Yule est l’époque de la nuit la plus longue et du jour le plus court de toute l’année complète. Les païens modernes célèbrent parfois Yule juste avant l’aube, puis regardent le soleil se lever pour couronner leurs efforts.

Puisque le Dieu correspond au soleil, Yule souligne le moment de l’année où le soleil renaît lui aussi ; par ce fait, on allume donc des feux ou des chandelles pour accueillir le retour de la lumière solaire. Plongée dans le sommeil pendant l’hiver de l’enfantement, la Déesse récupère après l’accouchement. Cette fête nous rappelle que la mort apporte finalement une renaissance.

Dans les pays scandinaves, en particulier en Suède, cette fête est une fête de la lumière (dédiée à Sainte Lucie) où des jeunes filles portent des couronnes de cierges pour fêter l’allongement nouveau des jours après le solstice.

Correspondances

  • Chandelles : les couleurs de « Noël » : vert, rouge, blanc
  • Encens : les senteurs associées à Noël : cèdre, pin, sapin ou romarin
  • Couleurs : or et argent
  • Fleurs : rose rouge, cactus de Jérusalem et poinsettia, faciles à trouver à cette époque
  • Plantes : houx (protection, chance dans les nouveaux projets), gui (chance), lierre (avec le houx : amour et chance dans la vie), cannelle (prospérité), pommes (immortalité), oranges (chance, amour et désir), chêne (la Vie), baies de laurier (chance et protection).
  • Arbres : tous les conifères, le chêne
  • Pierres : œil de tigre et rubis
  • Carte du tarot : la Tempérance, 14ᵉ Arcane Majeur
  • Planète : Jupiter

Les dieux et déesses à invoquer

  • Lucina : Déesse romaine des mystères de la Lune
  • Dionysos : Dieu Grec du vin et des libations
  • Attis : Dieu Phrygien de la végétation, et donc de la renaissance

La décoration de l’autel

Utilisez les plantes mentionnées dans les Correspondances ci-dessus : gui, houx, branches de conifère (sapin, pin, épinette), ainsi que des bougies de formes différentes, des fleurs (roses et poinsettias), branchages teints en blanc, argent ou or… serviront à décorer votre autel.

L’arbre de Yule constitue l’une des traditions de cette époque. Il peut s’agir d’un arbre coupé* ou d’un arbre en pot. Vous pourrez fabriquer toutes les décorations pour votre arbre, c’est une agréable manière de passer ses longues soirées d’hiver : guirlandes de boutons de roses séchées, figurines d’argile, bâtons de cannelle, sachets parfumés aux épices à suspendre aux branches, étoiles en papier mâché…

Vous pouvez aussi tresser des couronnes de houx pour la porte d’entrée de votre maison. Brûlez des chandelles aromatisées pour attirer de bonnes énergies dans la maisonnée (aux baies de laurier pour apporter l’abondance, à la cannelle pour apporter la chance, à la rose pour apporter l’amour). Veillez cependant à ne pas les approcher trop près de l’arbre

La célébration

Dans des temps lointains, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour aider et assurer la renaissance du soleil, car un monde d’obscurité restait leur plus grande peur. Aujourd’hui, ces brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d’allumer une bûche de chêne dans l’âtre. Une des plantes associées à Yule est la plante sacrée des druides, le Gui. Une des façons de célébrer Yule consiste à décorer un arbre selon vos goûts et fantaisies, mais toujours en gardant une place importante aux reproductions de lunes et d’étoiles.

Le rituel

Commencez par préparer votre chaudron en y plaçant à l’intérieur un peu d’alcool à brûler (alcool dénaturé) ou une bougie rouge. Placez-le au centre de l’autel ou devant l’autel s’il est trop volumineux. Si vous célébrez le rituel en plein air, préparez un feu à l’intérieur du chaudron qui sera allumé pendant le rituel.

Dressez votre autel. Allumez les chandelles et l’encens, puis projetez votre cercle magique.

Invoquez la Déesse et le Dieu.
Placez-vous debout devant le chaudron et regardez fixement à l’intérieur de celui-ci en prononçant ces paroles :

Malgré le sommeil qui enveloppe le monde,
Malgré la morsure du vent glacial,
Malgré la magie abondante et serrée,
Je ne m’attriste pas ; cela aussi passera.

Allumez le feu à l’intérieur du chaudron (ou la chandelle) avec des allumettes à longue tige. Lorsque la flamme jaillit, dites :

J’allume ce feu en ton honneur, Déesse Mère.
Tu as extrait la vie de la mort, la chaleur du froid.
Le soleil vit à nouveau, la lumière va croissant.
Bienvenue à toi, Dieu du Soleil aux éternels retours !
Je te salue Grande Mère !

Faites lentement le tour de l’autel et du chaudron en marchant dans le sens des aiguilles d’une montre.
Répétez ce chant pendant quelques minutes :

La roue tourne, le pouvoir brûle.

Méditez sur le soleil, sur les énergies secrètes qui restent en sommeil pendant l’hiver, non seulement dans la terre, mais également en vous.
Envisagez la naissance non comme le début de la vie, mais comme son prolongement. Accueillez le retour du Dieu.

Au bout d’un certain temps, revenez prendre place devant l’autel et le chaudron où brûle la flamme et dites :

Ô Dieu du Soleil, je salue ton retour.
Puisses-tu éclairer la Déesse de tous tes feux !
Puisses-tu éclairer la terre de tous tes feux, répandre des semences et fertiliser le sol.
Sois comblé de grâces,
Ô réincarnation du Soleil !

Pensez à remercier la Déesse et le Dieu et de fermer votre cercle magique.

Gastronomie de saison

Comme c’est un festival qui dure plusieurs jours, les extravagances sont permises (et même encouragées !). À l’occasion de cette fête, les pommes sont considérées comme sacrées et tous les mets qui en contiennent sont à l’honneur. Le cidre était et reste une boisson de circonstance.

Le gingembre et les épices occupent la place d’honneur. Il ne faut pas oublier qu’au Moyen Âge, le gingembre, notamment, valait plus que les diamants. Une version moderne des gâteaux d’antan est la maison de pain d’épices, rappel des pièces montées qu’on présentait aux nobles rassemblés.

Les biscuits sont une partie intégrante des festivités, car, à cette époque, le sucre était rare et le miel, difficile à ramasser. Donnez-leur la forme d’étoile, de lune, de soleil et d’animaux. Vous continuerez ainsi une coutume qui date de la préhistoire. Les archéologues ont découvert des gâteaux pétrifiés en forme d’étoile et de lune ou portant l’effigie de déité dans les tombes datant de cette époque.

À servir
Poulet, chapon, oie, perdrix, tous rôtis ; cochon de lait rôti, pâté en croûte (gibier et venaison), civet de lièvre ou de lapin, tourte de pigeon, gâteau aux fruits confits, pain d’épices, biscuits au sucre, eggnog, vin chaud épicé, cidre chaud épicé.

Voir aussi :

Nyponsoppa, recette suédoise pour Yule
Recettes pour Yule

Joyeuses fêtes :)

Notes :

* Respectez Dame Nature : n’allez jamais en pleine nature couper un arbre de votre propre initiative, préférez un arbre d’élevage déjà coupé…

lundi 2 août 2004

Rite de Lughnasad



Par Amorgen Dubhart
(Inspiration : Starhawk, BOS gardnérien, E. Hawke, P. Carr-Gomm)

Préparatifs & matériel

  • Papiers, crayons
  • Un pain, qui sera consacré, un pain maison est bien entendu parfait pour l’occasion
  • Décoration et encens, en fonction de votre inspiration.
  • Chaudron

Rituel d’ouverture

Procéder comme habituellement pour l’érection du cercle et l’évocation des Seigneurs des tours de garde. Avant l’invocation des divinités, la prêtresse dit :

« C’est le temps de Lugh, le Roi-Soleil qui meurt avec l’année décroissante, le roi-maïs mourant quand les grains sont récoltés. Nous nous tenons entre l’espoir et la peur, en un temps d’attente. Dans les champs, les grains sont fauchés, mais pas encore engrangés. Nous avons travaillé dur pour mener beaucoup de choses à leur accomplissement, mais la récompense n’est pas encore certaine. Aujourd’hui la Mère devient la Faucheuse, l’Implacable qui se nourrit de la vie pour qu’une autre vie puisse grandir. La lumière diminue, les jours raccourcissent, l’été passe. Nous sommes rassemblés pour tourner la Roue, sachant que pour récolter, nous devons sacrifier, et la chaleur et la lumière doivent s’éteindre dans l’hiver. » *

Rite de Lughnasad

La prêtresse s’agenouille devant le prêtre et lui donne un quintuple baiser, ensuite, elle invoque le Dieu dans le corps du prêtre :

Je t’invoque et je t’appelle, Ô Roi de l’été, ta puissance a grandi dans les heures chaudes des derniers jours et ta chaleur a fait mûrir les grains et les fruits.

La prêtresse place ses mains sur le plexus solaire du prêtre :

Par la lumière qui baigne la terre
Par la chaleur qui mûrit les récoltes
Par la joie que tu mets en nos cœurs
Je t’invoque, O Roi-Soleil
Écoute ma voix
Et incarne-toi dans le corps
De ton prêtre et serviteur.

Après une pause, la prêtresse :

Salut à toi O Dieu,

Voici venu le temps des récoltes

Ô mon Roi

Voici venu le temps du sacrifice.

Elle se lève et embrasse le prêtre, celui-ci s’agenouille, tête courbée, La prêtresse poursuit :

Ô puissante Mère de nous tous ! Toi qui es l’abondance, donne-nous des fruits et des céréales, des troupeaux et des hardes, et donne des enfants à la tribu. Fais que nous soyons puissants ! Par la rose de ton amour, incarne-toi dans le corps de ta Servante et Prêtresse.**

Le prêtre, toujours agenouillé, embrasse le pied droit de la Prêtresse puis reprends sa position initiale.
La prêtresse emplit une coupe de vin, puis entaille le doigt du prêtre, et fait couler une goutte de sang dans le vin. Elle le bénit puis dit :

Père du grain, esprit du maïs
Toi qui es mort pour nous
Nous te remercions du don de toi même***
Puisse ton feu brûler encore en nous
Avant ton départ.

La prêtresse boit le vin puis le passe au coven, chacun médite un instant sur les sacrifices nécessaires pour aller de l’avant, sur le sens du sacrifice du dieu, etc.

Puis le coven s’assoit en cercle, la Prêtresse au centre demande à chacun d’écrire sur un papier ses échecs, ses peurs pour l’avenir, ou les projets que l’on doit abandonner. Quand cela est fait, les papiers sont brûlés dans le chaudron.
Chacun prononce :

Dans le feu, je sacrifie mes peurs, mes échecs et mes doutes.

La prêtresse prend ensuite le « pain rituel » et le place au centre du cercle, elle demande à chacun de penser et méditer sur ses espoirs pour l’année à venir, ou sur des projets qui lui tiennent à cœur. Tout le coven pose la main émettrice sur le pain et le charge de ces espoirs. On peut aussi ériger un cône de pouvoir autour du pain pour charger celui-ci.
Une fois cela terminé, chacun brise un morceau de pain et le mange en disant :

Puisse la force du soleil et de l’espoir être en moi désormais !

Le prêtre remercie ensuite la Déesse :

Grande Mère, nous te remercions pour nos récoltes personnelles et nous t’avons offert nos propres sacrifices, car sacrifier c’est aussi croître et le temps de la maturité est là !

Grand Rite

Gp et Gps célèbrent ensuite le Grand Rite, de façon symbolique ou réelle. En cette époque de l’année qui correspond à la maturité de la vie, ce n’est pas le feu du désir qui doit s’exprimer, mais la tendresse, la chaleur de l’intimité, voire les joies familiales pour les couples ayant des enfants. Lughnasadh est aussi l’époque pour les handfastings d’un an et un jour, ou pour leur renouvellement.

Petite fête

La petite fête peut s’avérer superflue étant donné le partage précédent du vin et du pain rituel. Mais un des objectifs de la petite fête est aussi de remettre les énergies à la Terre. Toute méthode pour le faire peut être utilisée à cet instant.

Rite de Clôture

Procéder comme habituellement.

Notes
*(Starhawk – The Spiral Dance)
**(BOS Gardnérien)
*** (E. Hawke – The Sacred Round)

samedi 26 avril 2003

Beltane, par Helen Hawke



Extrait de « The Sacred Round » par Elen Hawke éditions Llewellyn

Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

Le rite devra être célébré le soir du 30 avril de préférence. Si vous connaissez un endroit tranquille où vous pouvez faire des rituels en extérieur, particulièrement dans les bois, ce serait l’idéal, mais cela peut être fait aussi en intérieur.

Vous aurez besoin de :

  • Fleurs d’aubépine
  • Une gerbe de feuilles de chêne
  • Un chaudron ou un autre contenant rempli d’eau, dans lequel seront disposées des fleurs de pommier et des bougies flottantes
  • Des chandelles vertes et oranges
  • Encens : Benjoin, ou encens spécial pour Beltaine
  • Un calice, une baguette, un athamé
  • Des gâteaux pour la fête

Placez l’aubépine dans un vase sur l’autel.
Disposez les bougies orange et vertes autour du cercle, puis allumez-les, ainsi que celles de l’autel, des points cardinaux et l’encens.
Parsemez le cercle avec les feuilles de chêne et les fleurs de pommier.
Allumez les bougies flottantes.
Dressez le cercle et érigez un cône de pouvoir.

Invitez la Déesse et le Dieu comme suit :

Dame des Fleurs, Fiancée du printemps
Bénis notre cercle avec ta douce et joyeuse présence
Nourris nos vœux comme tu nourris l’enfant qui grandit en ton sein
Bienvenue Dame, Bienvenue

Seigneur de la Verte Sylve, Faucon de Mai
Cerf au sabot agile
Entoure-nous de ta douce et intense étreinte
Père, frère, guérisseur, amant, ami

Maintenant chacun son tour, va sauter au-dessus du chaudron, en criant quelque chose qu’il veut voir sortir de sa vie (par exemple : dépression, irritabilité, fatigue).

Ensuite chacun devra sauter à nouveau en sens inverse, en appelant un vœu. C’est un moment merveilleux pour renforcer les vœux d’Imbolc, car il y a une montée de pouvoir à Beltane qui peut emmener nos projets jusqu’à l’été. Si vous célébrez ce rite en intérieur et que, comme nous, votre plancher ne vous permet pas des sauts vigoureux, contentez-vous de passer au-dessus de la bougie. (Attention à vos vêtements rituels).

Une fois les sauts de Beltane terminés, un couple choisi devra symboliquement célébrer le mariage sacré de la Déesse et du Dieu. La femme tiendra le calice et l’homme y plongera l’athamé. (Les groupes unisexes devront adapter cette symbolique).

Un autre membre du coven entonne :

Sacré est le mariage de notre Dame et notre Seigneur
De leur union naîtra le Jeune Dieu
Et tout alentour va prospérer
Laissons cette abondance toucher nos vies
Et que nos objectifs puissent s’épanouir aussi.

Le Calice est passé autour du cercle avec les mots « Soyez Bénis » puis c’est le temps de la Fête, remerciez le Dieu et la Déesse et ouvrez le cercle.

Vous pouvez remercier les divinités très simplement ou utiliser les mots suivants :

Nous remercions la Dame et le Seigneur pour avoir béni notre travail, et leur disons au revoir.

Le matin du premier mai, vous pouvez ériger un feu au dehors et répéter les sauts. Il est aussi possible de construire un mât de mai, décoré de rubans et planté dans la terre. L’idée est qu’une partie des personnes dansent autour dans le sens des aiguilles d’une montre, et l’autre partie dans le sens inverse. Le matin du premier mai est un moment de célébration, pour partager un repas, exprimer la joie de cette saison.

Notes critiques du traducteur :
Alternative moins théâtrale au rite des Farrar, poétique et visuellement attractif, il me semble néanmoins que ce rite manque un peu d’intensité magicke. Je trouve personnellement les invocations trop courtes et manquant de « lyrisme », et la hiérogamie trop superficiellement célébrée. AD

May Eve, par Starhawk



Par Starhawk, extrait de « The Spiral Dance » éditions Harper, San Francisco

Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

Un mât de mai, couronné de fleurs et entouré de rubans multicolores est dressé dans une clairière en extérieur. Des fruits, des fleurs, des gâteaux et des beignets sont accrochés aux buissons et aux branches des arbres. Un feu est dressé au Sud, à l’intérieur des limites du cercle.

Rassemblez-vous, et respirez ensemble.

La prêtresse dit :

C’est le moment où le doux désir se marie avec la joie. La Demoiselle du Printemps et le Dieu de l’année Croissante se rencontrent dans les champs verdoyants et se réjouissent ensemble sous la chaleur du soleil. L’arbre de vie est jumelé en une toile spiralée et toute la nature est renouvelée. Nous nous rencontrons au temps de la floraison, pour danser la danse de la vie.

Purifiez-vous, dressez le cercle et invoquez la Déesse et le Dieu.

Un par un, chaque participant choisit un ruban de couleur particulière et dit la raison de son choix :

J’ai choisi le rouge du sang, pour ma santé
J’ai choisi le bleu-ciel, pour l’envol de l’imagination
J’ai choisi le vert, pour la croissance (etc.)

La musique commence (si vous n’avez pas de musiciens, apprenez au groupe une chanson simple, qu’ils puissent chanter ensemble). Les participants dansent autour du mât de mai, s’entrelaçant, se concentrant sur ce qu’ils veulent tresser pour leur vie. Plus les rubans serpentent et s’entrelacent, plus le pouvoir monte, jusqu’à ce qu’il devienne un silencieux cône de pouvoir.

Quand le cône est relâché, les participants peuvent continuer à danser, et sauter au-dessus du feu, en criant leurs vœux à chaque saut. Sauter au-dessus d’un feu est un acte de purification et apporte la chance. Les amants peuvent sauter ensemble, pour purifier leur relation. Ceux qui veulent se débarrasser de quelque chose – l’insécurité par exemple, peuvent sauter au-dessus des flammes en criant :

Je laisse mon sentiment d’insécurité dans les flammes !

Quand l’excitation retombe, dressez un cône de guérison plus tranquille et solennel, pour les participants, ou pour des amis absents. Consacrez la nourriture et la boisson, et rouvrez le cercle.

Festoyez avec les fruits et la nourriture pendus dans les arbres.

Ndt : pour les notes additionnelles, reportez-vous à l’ouvrage (The Spiral Dance, édition spéciale 20ᵉ anniversaire)

[Edit août 2025 : The Spiral Dance est maintenant disponible en français, sous le titre Spiral Dance : renaissance de l'ancienne religion de la grande déesse.]

mardi 31 décembre 2002

Rituel d'Imbolc par Helen Hawke



Par Elen Hawke, extrait de « The Sacred Round », Éditions Llewellyn 2002 

Traduction Amorgen Dubhart – Yule 2002 –

Vous aurez besoin de :

  • Des perce-neige sur l’autel
  • Un chaudron empli d’eau avec des perce-neige et des bougies flottantes blanches
  • Un petit bol plein de terre, avec une bougie blanche neuve plantée dedans, placé près des perce-neige sur l’autel. (Cette bougie représente la lumière et l’énergie qui font germer les premières semences dans la terre.)
  • Une bougie blanche neuve pour chaque personne présente (ce seront des bougies de souhait)
  • Un bol, un chaudron ou tout autre contenant ignifugé rempli de terre ou de sable pour y planter les bougies de souhait une fois allumées.
  • Une chandelle
  • Un encens d’Imbolc ou un encens floral, frais et léger
  • De l’eau de source pour le calice et des produits laitiers ou des produits frais pour la petite fête.

Dressez le cercle comme habituellement, mais n’allumez pas les chandelles des points cardinaux ni les chandelles de l’autel, uniquement la bougie du bol contenant de la terre, et l’encens.
L’idée est de créer la matrice de la Terre, au centre de laquelle la lumière brûle, donc les bougies ne sont pas nécessaires autour du cercle.

Utilisez un tambour ou des percussions pour élever l’énergie. Si vous possédez un bodhrán, le tambour celtique traditionnel, c’est encore mieux, car il est sacré pour Imbolc et Brigid.

Évoquez Brigid pour qu’elle soit présente à votre rite :

« Dame Brigid, soyez avec nous pour votre festival de l’eau et du feu
Purifiez-nous de tout ce que nous souhaitons laisser derrière nous
Comme la Terre est purifiée par les pluies
Prête à entamer une nouvelle croissance
Sous le feu grandissant du Soleil. »

Tout le monde s’assoit en cercle et, tour à tour, chacun dit ce qu’il souhaite laisser derrière lui.

Quand cela est fait, la chandelle doit être allumée à l’aide de la bougie contenue dans le bol de terre, puis on allume les bougies flottantes afin qu’une douce lumière baigne le rite. Ce chaudron de feu et d’eau, avec des perce-neige, représente l’essence purifiante de Brigid, et elle « nettoiera » toutes les personnes présentes, afin qu'elles puissent se tourner vers de nouveaux projets.

Maintenant chaque personne va prendre une bougie blanche, et formuler un souhait ou un nouvel objectif pour y travailler pour l’année. Chacun élève la bougie à hauteur du troisième œil et visualise fortement son souhait.

Chacun va allumer sa bougie à la bougie principale du bol de terre en disant :

« Puisse Brigid donner pouvoir à mon souhait comme elle fait germer les semences de printemps. »

Consacrez le calice d’eau de source, et chaque personne y boit tour à tour, en ressentant l’effet purificateur de l’eau se diffusant dans leurs corps, purifiant et énergisant.

On poursuit avec la petite fête, puis on clôt le rite en remerciant la Déesse pour sa présence en disant :

« Nous vous remercions, Dame, et vous saluons ! »

Les bougies de souhait doivent être mises dans un endroit sûr afin qu’elles puissent brûler complètement. La terre ayant porté les bougies d’Imbolc peut être gardée jusqu’à Ostara, au moment où vous pourrez planter des semences dedans si vous le souhaitez.

Vous pouvez aussi conserver l’eau du chaudron pour le prochain rite lunaire. Cela retiendra la merveilleuse essence d’Imbolc.

Notes du traducteur :

Je trouve ce rite très beau, poétique, visuel, mais je ne le pratiquerai pas pour deux raisons :

  • Je le trouve très ressemblant avec celui de Starhawk, et l’original me semble plus inspiré
  • Sa symbolique est plus faible que dans le rituel des Farrar, qui me semble plus complet, bien que beaucoup trop théâtral, et s’adressant à des covens importants.


Néanmoins, l’idée de la « matrice de la terre », symbolisée par une bougie dans un bol ou un chaudron de terre, est particulièrement inspirée. (On la retrouve presque à l’identique chez Starhawk).

jeudi 28 novembre 2002

Notes de travail pour un rituel de Samhain



Note : Ce texte rassemble quelques notes envoyées à une néophyte solitaire, qui désirait célébrer Samhain sans utiliser un rituel « ready to start ». J’ai pensé que ces quelques notes pouvaient être utiles à d’autres néophytes.

Contexte : suite à la discussion d’hier, quelle est la frontière qui devient plus mince entre les mondes, et entre quels mondes ? La tradition veut que le Sidh et le monde profane se pénètrent.

Pour moi, c’est la période de l’année où la nuit augmente fortement, cette nuit, ces ténèbres sont l’inconscient. La frontière entre rationalité et inconscient devient plus faible à Samhain. Non pas tellement en raison de la date précise, mais plutôt parce que quand l’hiver vient, en règle générale, on a plus l’occasion de faire des travaux/loisirs en intérieur… y compris l’introspection. Quelles pistes de travail ou de rituels en découlent ? Pourquoi pas un voyage intérieur, une visualisation guidée de tes propres ténèbres intérieures, ou d’un aspect particulier de ta psyché ?

Écris le « voyage » avant, du moins le début, afin de le visualiser ensuite, un exemple ci-dessous :

La nuit tombe
Dans une forêt, je progresse au plus profond
Vers le plus ténébreux de la forêt
Une grande ouverture au sol
Je me déshabille pour y entrer
La progression est difficile, le trou est étroit
Je m’y glisse, il fait chaud et humide
Le tunnel est sombre, mais j’y vois assez
Il y a des virages et des coudes
La progression est lente et difficile
J’arrive dans une caverne rougeoyante
Il fait chaud
Je m’assieds au centre de la caverne
Je suis environné de peintures rupestres
De stalactites et de stalagmites
Je m’assieds et j’attends
Quelqu’un doit venir
J’attends
Quelqu’un vient
C’est ….

Instaure ensuite un dialogue intérieur avec cet être. Bon, ce n’est qu’un exemple écrit à la va-vite, je te fais confiance pour enrichir le tout.

Si tu ne veux pas te prendre la tête, pourquoi simplement ne pas célébrer cet aspect de la roue de l’année, faire un bilan d’une année passée, avoir une pensée pour ceux qui sont partis (morts ou que tu ne voies plus), « prier » la déesse et le dieu (le dieu est seigneur de la mort à Samhain) pour qu’ils t’apportent de la force pour cette nouvelle année, prier pour la lignée de tes ancêtres et t’offrir une remontée express jusqu’au paléolitique, pour visualiser ton « moi » en train de mâchouiller un champignon hallucinogène devant sa caverne, visualiser tes précédentes « incarnations » ou des pseudo-ancêtres que tu aimerais avoir dans ta lignée, etc. etc. Tes possibilités sont infinies et j’espère que cela va t’aider.

Ci-joint un exemple d’évocation du Dieu Sombre, tu peux t’en inspirer, sois indulgente, j’ai griffonné celle-ci en dix minutes. Tu peux aussi transformer l’évocation en invocation si tu désires « incarner » cet aspect du Dieu.

O Sombre Seigneur du Monde d’en dessous
Toi l’Homme en Noir, le Pacificateur, le Transformateur
En cette nuit de Samhain où mince est la frontière des mondes
Je t’évoque
Seigneur Noir du domaine des morts (ou Seth, ou Hadès, ou Ogmios, ou Dis Pater ou Orgos, ou Donn ou Cernunnos… (Ou Anubis, NdA))
Toi Le Sacrifié et le Sacrificateur, le Moissonneur
Toi qui déposé ta couronne aux pieds de la Déesse
Écoute mon chant qui glisse vers toi
Investit mon cercle et garde ouverte les portes
Du royaume de la nuit
O Cernunnos !
En cette nuit où je célèbre les anciens rites
En ce temps où tourne la roue des saisons
Écoute ma voix et mon désir
Et viens à moi
Puisse ta magie inonder mon cœur
Et transformer mon Être
Sombre et Puissant Seigneur
Je te salue et t’honore !

Hope it will be useful
Amorgen Dubhart.

jeudi 31 octobre 2002

Samhain, fin de l'été et fête des morts chez les Celtes



Les Celtes étaient avant tout des bergers, et non des agriculteurs. La fin de l’été signifiait l’arrivée prochaine de changements drastiques dans leur vie quotidienne. Les troupeaux étaient ramenés des prairies d’été vers les étables, et tout le monde se préparait à de longues soirées passées ensemble à la veillée, pour conter des histoires, et faire de l’artisanat.

Les Celtes pensaient que leurs morts étaient admis dans un lieu de joie et de beauté, appelé Tír na nOg. Mais cela n’avait rien à voir avec le concept de Paradis et d’Enfer tel que les chrétiens allaient l’implanter un peu plus tard. On disait parfois aussi que les morts erraient avec le peuple des fées, parmi les collines, ou « sidhe », (prononcez « shiii ») qui parsemaient le paysage irlandais et écossais.

Samhain était la nouvelle année des Celtes. Dans leur système de croyances, les moments entre deux journées, la rencontre de la mer et du rivage ou encore le passage d’une année à l’autre étaient magiques. La nouvelle année était le plus puissant de ces symboles magiques. C’était la période pendant laquelle le « Voile entre les Mondes » était le plus mince, et les vivants pouvaient communiquer avec les morts du Tír na nOg.

Les origines de Samhain - Halloween



La célébration païenne moderne d’Halloween est la descendante de l’ancienne fête des Celtes, appelée Samhain. (On le prononce Saow-in, comme le « in » anglais).

Le dictionnaire « Irish-English Dictionary » de l’Irish Texts Society définit ce mot ainsi : « Samhain, « All Hallowtide« , la fête païenne et chrétienne des morts, marque la fin de la période des moissons et le début de l’hiver, jusqu’au mois de mai. Les fées étaient censées être particulièrement actives en cette saison. On l’appelle aussi « Feile Moingfinne » (Déesse de la neige). »

Le « Scottish Gaelic Dictionary » le définit ainsi : « Hallowtide. La Toussaint, fête de toutes les âmes. Sam + Fuin = fin de l’été. » Contrairement à une idée reçue, il n’y a aucune preuve archéologique ou littéraire indiquant que Samhain fut une déité. L’Encyclopédie de la Religion d’Eliade dit cela : « La veille et le jour de Samhain étaient selon la tradition une période à laquelle la frontière entre le monde des vivants et l’au-delà, les mondes spirituels, était la plus mince, voire même perméable d’un côté comme de l’autre… » Samhain fêtait ainsi toutes les créatures des autres mondes qui erraient sur terre à ce moment-là, plutôt que de vénérer une divinité celte particulière. Les dieux celtes des morts étaient Gwynn ap Nudd pour les Angles et Arawn pour les Gallois. Les Irlandais, quant à eux, n’avaient rien de tel.

© Asa pour Esoterika.info.

samedi 17 novembre 2001

Comment fêter Samhain ?



C’est le début du cercle des saisons, le 1ᵉʳ jour de l’année des sorcières. Par cette fête, on reconnaît le déclin du soleil. Les chrétiens ont transformé cette fête automnale en fête de tous les saints, appelée veille de novembre et aujourd’hui Toussaint. Elle est également connue dans les pays anglo-saxons sous le nom de « Halloween ». C’est le moment de l’année où la Déesse de l’été transmet son pouvoir au Dieu de l’hiver, le Dieu Cornu.

L’Halloween est la plus connue des grandes fêtes païennes, mais elle demeure aussi, paradoxalement, la plus méconnue. Les anciens affirmaient que c’est au cours de cette nuit-là que le voile entre notre monde et celui des esprits est le plus mince, et que, par conséquent, les âmes des morts peuvent revenir sur la terre pour quelques heures. Ainsi, du coucher du soleil jusqu’à minuit, la communication avec les esprits est facilitée. Quant à la tradition des citrouilles sculptées dans lesquelles on place une chandelle, elle provient d’Irlande, où l’on croyait que les figures hideuses feraient peur aux esprits malveillants qui tourmentent les gens en cette nuit parce qu’ils n’ont pas trouvé le repos éternel. On y creusait des navets, les citrouilles étant plutôt l'apanage des Nord-Américains. Mais cette tradition est aussi plus ancienne, sous une autre forme puisque, dans l’Antiquité, en Grèce, en Égypte et à Rome, on plaçait une lampe à la fenêtre des maisons pour éclairer le chemin, et indiquer ainsi aux âmes des chers disparus qu’elles étaient les bienvenues.

Correspondances

  • Chandelles : orange et noires, couleurs traditionnelles d’Halloween
  • Encens : de pomme, de cyprès, de sauge et de menthe
  • Couleurs : orange et noir
  • Fleurs : marigold, souci et chrysanthème
  • Plantes : clou de girofle (divination), myrrhe (spiritualité et protection), cèdre (purification et protection)
  • Arbre : cyprès, if
  • Pierres : les pierres orange ou noires : l’onyx, l’agate, la cornaline, le jais et l’obsidienne
  • Carte du tarot : l’Arcane Sans Nom (« la Mort »), 13ᵉ Arcane Majeur

Planète : Saturne (1)

Les dieux et déesses à invoquer

  • Anubis : Dieu égyptien des nécropoles
  • Cernunnos : Dieu celte de la fertilité, mais aussi dieu lié à l’au-delà
  • Hécate : Déesse grecque protectrice des sorcières et des chemins

Le Rituel

La première partie du rituel moderne se déroule avant minuit. On profite de l’occasion pour dire adieu à l’année qui s’achève, on se rappelle ceux qui sont disparus au cours des années précédentes, en mettant l’accent sur les décès de l’année courante. Durant ce rite, on allume seulement une chandelle et, si on en a l’occasion, on laisse tranquillement le feu s’éteindre dans le foyer, sinon on laisse brûler quelques feuilles dans un récipient de métal.

Lorsque minuit sonne, on allume alors une multitude de chandelles et l’on rallume le foyer — ou l’on fait brûler à nouveau quelques nouvelles feuilles. C’est aussi le temps de brûler de petits bouts de papier sur lesquels on aura noté les mauvaises habitudes dont on veut se débarrasser. Puis, l’heure est à la fête, aux réjouissances, et on accueille la nouvelle année avec des chansons, des rires et des jeux.

Il va sans dire que le moment entre le coucher du soleil et les douze coups de minuit à l’horloge est idéal pour la divination : tous les « outils », pendule, tarot, cartes, dés et planchette oui-ja bénéficient de pouvoirs accrus. Une invocation aux archanges Michaël, Raphaël, Uriel et Gabriel vous permettra de communiquer avec les âmes disparues en toute sécurité. Si vous ne pouvez entrer en communication avec la personne décédée de votre choix, retenez que c’est parce que certaines âmes préfèrent aller de l’avant et ne ressentent pas le besoin de revenir communiquer avec nous.

Premier exemple de rituel

Écrivez d’abord sur un morceau de papier tout ce que vous désireriez changer dans votre vie, toutes les mauvaises habitudes à éliminer, toutes les personnes néfastes dont vous souhaitez vous éloigner, etc. Préparez et décorez l’autel, avec quelques fruits de saison, entre autres. Allumez bougies et encens, et matérialisez le cercle.

Invoquez la Déesse et le Dieu.

Placez les fruits de saison, comme la pomme par exemple, en bas de l’autel et dites :

J’offre ces fruits qui sont passés avant moi et qui tiennent leur magie de cette Terre.
En cette nuit de Samhain,
Je souligne ton passage du couchant au Pays de l’éternelle jeunesse, Roi Soleil.
Je souligne aussi la disparition de ceux qui nous ont précédés et de ceux qui nous suivront dans la mort.
Gracieuse Déesse, Mère éternelle, toi qui enfantes ce qui est déchu,
Rappelle-moi que dans l’obscurité la plus profonde brille la lumière la plus éclatante.

Prenez une bouchée du fruit qui vous plaît le plus et savourez-en le goût en pensant que c’est la Bonté de la Déesse qui vous a permis de partager cette nourriture. Méditez sur la Roue de l’Année, le cycle immuable des saisons, et son éternel recommencement. Aujourd’hui commence une nouvelle année…

Allumez le feu dans le chaudron (ou une bougie).

Prenez le morceau de papier sur lequel vous avez précédemment écrit vos soucis et concentrez-vous sur la flamme en disant :

Sage Femme de la Lune,
Déesse de la Nuit étoilée,
Je crée ce feu en ton chaudron pour me libérer de tout ce qui est mon fléau.
Puisse l’Obscurité devenir Lumière
Puisse la Douleur devenir Santé
Puisse la Mort montrer le chemin de la Naissance !

Mettez le feu au papier et laissez-le brûler. Visualisez tous vos maux en train de vous quitter et de partir en fumée à mesure que le papier brûle.

Pour finir, vous pouvez allumer une bougie blanche pour chaque âme pour laquelle vous voulez prier. Veillez à ne pas évoquer les morts ! Honorez simplement leur mémoire en pensant à eux, et laissez-les reposer en paix. Vous pourrez aussi profiter de cette période idéale pour la divination en effectuant un tirage de cartes, une lecture de boule de cristal, ou même un voyage complet dans vos vies antérieures.

Pensez à remercier la Déesse et le Dieu et à fermer votre cercle magique.

Second exemple de rituel

Après avoir préparé un cercle magique adéquat, à l’aide de votre athamé ou de votre doigt, déposez des offrandes aux Éléments à leurs endroits respectifs ; il peut s'agir d’un peu de sel ou de charbon pour les Gnomes, d’un bâton d’encens pour les Sylphes, d’un peu d’eau pour les Ondines et d’une bougie pour les Salamandres. « Connectez »-vous ensuite avec le Divin et prenez le temps de bien visualiser votre verve comme étant un magnifique cercle de flammes bleues, tournoyant vers la droite.

Ouverture du rituel

Face à l’Est, dites :

En ce jour de la nouvelle année magique et de la fête des morts, nous vous souhaitons la bienvenue. Voici le temps de recharger notre batterie d’énergie et de profiter de cette occasion pour vous célébrer, vous, êtres de l’invisible, vous les désincarnés.

Face au Nord :

Tournez-vous vers le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre, tracez avec la main droite le symbole de l’Élément Terre. Puis, la main droite tendue vers l’avant, dites :

Nous voici devant la tour de guet du Nord, le royaume des morts et des Gnomes, l’Élément Terre.
En ce début d’année magique, nous profitons de cette occasion pour vous remémorer le pacte existant entre nous et vous.
Venez ici au bord de cercle magique, Venez ! Accourez ! Et écoutez !

Faites une brève pause

Vous chers désincarnés, nous ne vous oublions pas. N’oubliez pas la mission qui vous a été donnée, vous faites partie d’un tout, vous faites tous partie de l’Un ! Nous vous remercions pour ce que vous avez fait pendant cette dernière année ; veuillez accepter cette offrande que nous vous partageons en guise de notre alliance …

Prenez le morceau de charbon et marquez votre front d’une croix en disant ces paroles :

Voici l’offrande, je la partage avec les êtres du Nord, je la ressens en moi.
Que la Terre puisse m’apporter la stabilité et la sagesse.
Nous faisons tous partie de l’UN !

Face à l’Est :

Tournez-vous maintenant vers l’Est. Main droite tendue vers l’avant, dites :

Nous voici devant la tour de guet de l’Est, le royaume de l’Air du vent et de Sylphes.
En ce début de nouvelle année magique, nous profitions de cette occasion pour vous remémorer le pacte existant entre nous et vous.
Venez ici au bord de cercle magique, Venez ! Accourez ! Et écoutez !

Faites une brève pause

Vous chers désincarnés, nous ne vous oublions pas. N’oubliez pas la mission qui vous a été donnée, vous faites partie d’un tout, vous faites tous partie de l’Un ! Nous vous remercions pour ce que vous avez fait pendant cette dernière année ; veuillez accepter cette offrande que nous vous partageons en guise de notre alliance …

Gastronomie de saison

Habituellement, il est de mise de servir une assiette pour les personnes décédées durant l’année.

La grenade est le fruit sacré de cette fête : Hadès l’offrit à Perséphone pour la convaincre de rester avec lui. La citrouille tient également une place importante. Toutes les racines : les pommes de terre, les betteraves, les carottes, les panais sont de rigueur, car elles symbolisent notre lien avec le monde des morts. Les grains, le blé, l’avoine font aussi partie du repas.

À servir

Ragoût de viande et de légumes, tarte à la citrouille, pain aux noix, muffins aux canneberges, bière, punch au vin épicé, cidre épicé, tisane.

Notes

(1) J’ai parfois vu Pluton, mais Pluton n’a été découverte qu’au début du XXᵉ siècle et n’a donc pas été associée au royaume des morts par les Anciens, mais plutôt par les astronomes modernes – NdE

mardi 6 novembre 2001

Comment fêter Imbolc ?



Cette fête, également connue sous le nom de Fête de février ou Chandeleur, marque la fin de l’hiver et annonce les premiers signes du printemps. C’est la fête du feu, une fête de la lumière dédiée à la déesse celte Brigid. Cette fête célèbre la croissance spirituelle, la purification et les nouveaux départs. C’est l’occasion pour se débarrasser des encombrements du passé.

Correspondances

  • Chandelles : blanches, rouges et roses
  • Encens : basilique, myrrhe et gardénia
  • Couleur : blanc
  • Fleurs : perce-neige, lys blanc
  • Arbre : bouleau
  • Pierres : améthyste, grenat, onyx et turquoise
  • Carte du tarot : Étoile, 17ᵉ arcane majeur
  • Planètes : Saturne et Uranus

Les dieux et déesses à invoquer

  • BRIGID : Déesse Celte du feu, de la sagesse et de la poésie
  • ARADIA : Fille de la Déesse DIANE et fondatrice de la « vieille religion »

La décoration de l’autel

L’autel dressé à l’occasion de la célébration de la lumière, est orné de flocons de neige. Une couronne garnie de 13 bougies rouges, une branche de sapin, d’épinette ou de cèdre, un balai de sorcière (fait de branches pour balayer symboliquement le passé) des chandelles blanches, des fleurs blanches en général (perce-neige, lys blanc…) pourront servir à le décorer.

La célébration

La sorcière sera vêtue de blanc et portera la couronne de lumière : une couronne garnie de 13 bougies rouges symbolisant la sagesse et la connaissance. Le rituel commence par un balayage intérieur du cercle consacré afin de bannir les influences négatives. Une fois prête, elle invoquera les éléments (adressez-vous aux monarques) et les 4 points cardinaux. Demandez simplement leur aide afin qu’ils joignent leurs énergies magiques.

Le rituel

Dressez votre autel. Allumez les chandelles et l’encens, puis projetez votre cercle magique. Invoquez la Déesse et le Dieu. Prononcez ensuite des paroles telles que celles-ci :

 » Voici l’époque de la fête des flambeaux, où chaque lampe brille et flamboie pour saluer le Dieu qui renaît. Je célèbre la Déesse, je célèbre le Dieu. Sous sa chape de sommeil, toute la terre célèbre. »

Allumez une bougie orange avec la chandelle rouge placée sur l’autel (ou à l’extrémité sud du cercle). Tenez la bougie devant vous et faites lentement le tour du cercle dans le sens des aiguilles d’une montre. Dites les paroles suivantes :

 » L’hiver a tout recouvert. L’air est froid, la terre, enveloppée de gel. Mais toi, Seigneur du Soleil, Dieu cornu des animaux, de la nature sauvage, tu nais à nouveau en secret de la gracieuse Déesse Mère, maîtresse de toute fertilité. Je te salue, Dieu très grand ! Salut à toi, sois le bienvenu ! « 

Arrêtez-vous devant l’autel, levez la bougie orange vers le ciel et gardez votre regard fixé sur sa flamme. Imaginez votre vie débordante de créativité, d’une énergie et d’une force nouvelle.

Si vous devez jeter un regard sur le passé ou sur l’avenir, c’est une période idéale pour le faire. Pensez à remercier la Déesse et le Dieu et de fermer votre cercle magique.

Le repas

Comme c’est un festival du feu et de la lumière, les plats épicés sont à l’honneur. Faites preuve d’imagination : plat ou dessert flambé, cuisine plus exotique… Tous les aliments de couleur rouge sont indiqués pour cette célébration : le chou rouge, la sauce tomate, le saumon fumé, le hareng saur, le chili con carne… Les graines sacrées (pavot, tournesol, sésame…) sont les bienvenues, car elles apportent la croissance et l’espoir.

Comment fêter Ostara ?



Par cette fête, on reconnaît le retour espéré du soleil : les champs commencent à fleurir, les jours et les nuits sont égaux. On fête l’arrivée du printemps, le retour de la Déesse et le réveil de la nature. Les Saxons dédiaient ce sabbat à Eostre, déesse saxonne de la fertilité, ou à Ostara, déesse germanique de la fertilité. D’autres traditions païennes honorent la déesse verte et le seigneur des bois. Toutes les festivités reliées à la célébration d’Ostara tournaient autour des champs et des semailles : les invocations étaient destinées à demander le retour du soleil afin de réchauffer le sol. Le jour d’Ostara correspond à l’équinoxe de printemps, quand la nuit et le jour sont égaux.

Correspondances

  • Chandelles : vertes et jaunes
  • Encens : jasmin, sauge et fraise
  • Couleurs : vert, jaune, mauve et rose
  • Fleurs : violette, tulipe, jacinthe et toutes les fleurs printanières
  • Arbre : saule
  • Pierres : jaspe rouge, aigue-marine et héliotrope
  • Carte du tarot : Lune, 18ᵉ arcane majeur
  • Planètes : Jupiter et Neptune

Les dieux et déesses à invoquer

  • EOSTRE : Déesse Saxonne de la fertilité
  • OSTARA : Déesse Germanique de la fertilité

La décoration de l’autel

Des œufs durs décorés ou peints de couleurs vives, des porte-bonheur, des fleurs printanières (tulipes, narcisses, crocus, jacinthes…) et pourquoi pas une petite plante verte décoreront votre autel. Si vous souhaitez semer un jardin, placez vos paquets de graines ou vos nouvelles pousses sur l’autel.

La célébration

Une des particularités de ce sabbat est d’essence spirituelle. On prononce les incantations de bannissement pour chasser les mauvaises influences et habitudes.

Le rituel

Commencez par remplir le chaudron d’eau de source et de fleurs. Dressez votre autel. Allumez les chandelles et l’encens, puis projetez votre cercle magique (vous pouvez disposer des fleurs autour du cercle et en éparpiller sur le sol). Invoquez la Déesse et le Dieu. Debout devant l’autel, le regard posé sur votre plante verte, dites :

 » Ô Grande Déesse, tu t’es libérée de la prison glacée de l’hiver. Voici le temps où tout reverdit, où le parfum léger des fleurs flotte sur la brise. Voici le commencement. Par ta magie, la vie renaît, Déesse Terre. Le Dieu s’étire, il se lève avec une ardeur juvénile, pénétré des promesses de l’été. « 

Touchez la plante. Ouvrez-vous à ses énergies et, par elle, prenez contact avec la nature entière. En recourant à la visualisation, faites un voyage à partir du centre de votre conscience et remontez le long de votre bras, de vos doigts, jusqu’à l’intérieur des feuilles et de la tige, puis au cœur de la plante elle-même. Explorez sa nature intime : ressentez les miraculeux processus vitaux qui œuvrent en elle.

Au bout d’un moment, les doigts toujours posés sur la plante, dites les paroles suivantes :

 » Je parcours la terre en toute amitié, non en dominateur. Déesse Mère et Dieu Père, par l’action de cette plante, insufflez-moi une profonde tendresse pour tout ce qui vit. Enseignez-moi à vénérer la terre et tous ses trésors. Faites que je n’oublie jamais. « 

Méditez sur le passage des saisons. Sentez le réveil des énergies de la terre qui se produit autour de vous. N’oubliez pas de remercier la Déesse et le Dieu et de fermer votre cercle magique.

Le repas

Avec le retour du printemps, toutes les pousses sont considérées comme sacrées. Les œufs tiennent la place d’honneur, car ils représentent le symbole universel de la fécondité, ils annoncent une période de fertilité et d’abondance. Pour souligner le retour de Perséphone des enfers, ajoutez comme garniture, des fleurs à vos salades. Utilisez également comme garniture de la luzerne, du persil, des pétales de rose, de capucine, de violette… Servez des omelettes, des quiches, des tartes sucrées aux œufs, des gâteaux au miel, des baklavas, des brioches, des gaufres, de l’hydromel, du lait et des tisanes.

Comment fêter Beltane ?

Roodmas (le jour de la sainte-croix) pour les anglais, Walpurgis pour les allemands, cette fête célèbre essentiellement le retour du printemps et du soleil. Cette fête du « May Day » marque l’arrivée des premiers fruits de la saison. L’origine de Beltaine remonte aux druides qui célébraient, à cette date, un festival du feu.

Correspondances

  • Chandelles : vertes, roses et mauves
  • Encens : lilas et muguet
  • Couleurs : rose, vert, mauve et jaune
  • Fleurs : lilas, muguet et les fleurs de mai
  • Arbres : saule, aubépine et les arbres fruitiers en fleurs
  • Pierres : émeraude, saphir et quartz rose
  • Carte du tarot : le Grand Prêtre, 5ᵉ arcane majeur
  • Planètes : Vénus et la Lune

Les dieux et déesses à invoquer

  • FLORA : Déesse Romaine des fleurs
  • DIANE : Déesse de la Lune
  • PAN : Dieu Grec des bois et de la fertilité

La décoration de l’autel

Pour le décorer, placez sur votre autel une très grosse bougie ornée de rubans roses, verts, jaunes et mauves, ainsi qu’une couronne de fleurs (marguerite, lilas, muguet…). Les fleurs sauvages comme les violettes, les primeroses et les boutons d’or sont les plus appropriées à cette fête. À l’extérieur, célébrez Beltane dans la forêt ou près d’un arbre afin de le transformer mât de mai, poteau décoré de rubans, de fleurs et de guirlandes, qui symbolise l’union sacrée de la Déesse « Mère » et du Dieu « Cornu » et autour duquel vous pourrez danser et chanter. En l’honneur de l’union de la Déesse et du Dieu, vous pouvez créer de petits objets que vous suspendrez à l’arbre : petits sachets de fleurs parfumées, rangs de perles, petites sculptures, guirlandes de fleurs… Faites marcher votre imagination !

La célébration

La veille du 1ᵉʳ mai, nommée nuit de Walpurgis, est dédiée aux Élémentaux ; les Sylphides, Ondines, Gnomes et Salamandres. C’est aussi la fête des Elfes et des Fées. Lors de cette nuit magique, le voile entre leur monde et le nôtre est très fin : ces esprits peuvent ainsi être parfois vus par les mortels. La journée même du 1ᵉʳ mai, nommée Beltaine, est dédiée aux jeux et aux réjouissances. C’est aussi l’occasion de lier sa destinée à une autre personne.

Le rituel

Commencez par remplir le chaudron d’eau de source et de fleurs. Dressez votre autel. Allumez les chandelles et l’encens, puis projetez votre cercle magique. Invoquez la Déesse et le Dieu. Debout devant l’autel, levez votre baguette magique vers le ciel et dites :

 » Ô Déesse Mère, reine de la nuit et de la terre. Ô Dieu Père, roi du jour et des forêts. Je célèbre votre union pendant que la nature exulte, débordante de couleur et de vie. Acceptez ce présent, Déesse Mère et Dieu Père, en l’honneur de votre union. « 

Placez le ou les objets que vous avez fabriqués sur l’arbre puis dites :

 » De votre union jaillira une vie nouvelle, une multitude de créatures couvriront la terre et souffleront des vents purs et caressants. Ô Esprits anciens, je célèbre avec vous ! « 

Pensez à remercier la Déesse et le Dieu et de fermer votre cercle magique.

Le repas

Cette fête souligne l’arrivée des premiers fruits de la saison. Cependant, l’aliment sacré de Beltaine est le lait et tous ses dérivés : fromages, yaourts, crèmes glacées, crèmes fouettées, quiches, fondue au fromage… Il convient également de servir le Vin de Mai, petit vin blanc sec obtenu après macération de plantes.

Comment fêter Litha ?



Aussi nommée Midsummer par les païens, c’est également la fête de la Saint-Jean pour les Chrétiens. On fête la renaissance et la fertilité. Il est de coutume de danser des rondes autour de grands feux de joie. Ces « feux du besoin » sont censés donner de l’énergie au soleil. Le solstice d’été marque la journée la plus longue de l’année : c’est l’apothéose du cycle solaire. C’est le moment de placer une couronne de feuilles de chêne sur la tête de Cernunnos, consort de la déesse. Le jour de Litha correspond au Solstice d’été. Le Soleil est à l’apogée de son pouvoir.

Correspondances

Chandelles : vertes
Encens : rose, jasmin
Couleur : vert
Fleurs : roses et digitales
Arbre : chêne
Pierres : agate mousse, jade et aventurine
Carte du tarot : Chariot, 7ᵉ arcane majeur
Planète : Mercure

Les dieux et déesses à invoquer

Toutes les déesses qui symbolisent l’amour et le plaisir : APHRODITE, ASTARTÉ, FREYA, VÉNUS…

La décoration de l’autel

Placez-y tous les symboles d’amour, les potions et les philtres que vous avez fabriqués ainsi que les herbes et les huiles utilisées. Placez aussi des fleurs de saison (rose, digitale…).

La célébration

Il est reconnu, depuis des temps immémoriaux, que les propriétés magiques des plantes coupées à cette date sont vraiment prodigieuses. C’est donc la journée traditionnelle pour la récolte des herbes magiques qui seront utilisées pour les potions, les philtres et charmes. C’est aussi une journée de travail intense, car il est reconnu que tous les charmes, toutes les potions et tous les sortilèges préparés au cours de ce festival possèdent une force et des pouvoirs accrus.

Le rituel

Commencez par remplir le chaudron d’eau de source et de fleurs. Dressez votre autel. Allumez les chandelles et l’encens, puis projetez votre cercle magique. Invoquez la Déesse et le Dieu. Debout devant l’autel, levez votre baguette magique vers le ciel et dites ces mots :

 » Je célèbre le cœur de l’été par des rites mystiques. Ô Grande Déesse, Ô Dieu, vos énergies font vibrer la nature entière et la terre est baignée de chaleur et de vie. Voici le temps d’oublier soucis et fléaux du passé ; voici le temps de la purification. Ô ardent soleil, par ta toute-puissance, consume futilités, souffrances et fléaux. Purifie-moi ! Purifie-moi ! Purifie-moi ! « 

Déposez votre baguette sur l’autel. Prenez le sachet invocatoire et mettez-le en contact avec la flamme de la chandelle rouge qui se trouve sur l’autel (ou dans le feu du chaudron si vous êtes à l’extérieur). Lorsqu’il a pris feu, laissez-le tomber dans le chaudron et dites :

 » Je vous bannis par les pouvoirs de la Déesse et du Dieu ! Je vous bannis par les pouvoirs du soleil, de la lune, des étoiles ! Je vous bannis par les pouvoirs de la terre, de l’air, du feu, de l’eau ! « 

Arrêtez-vous un instant pour regarder les souffrances, les blessures réduites à néant. Puis reprenez :

 » Ô gracieuse Déesse, Ô Dieu bienveillant, en cette nuit magique du solstice d’été, je vous prie de charger ma vie d’émerveillement et de joie. Aidez-moi à m’harmoniser aux énergies qui flottent dans l’air de cette nuit enchantée, je rends grâce. « 

Méditez sur la purification à laquelle vous vous êtes soumis. Sentez les puissances de la nature qui circulent en vous, sentez-vous lavé par l’énergie divine. Pensez à remercier la Déesse et le Dieu et à fermer votre cercle magique.

Le repas

Cette fête joyeuse, dédiée au Soleil, souligne également l’abondance de la nature : les fruits y sont sacrés. Tous les produits de la terre sont également bien représentés. Rendant hommage à Dionysos, le vin et l’hydromel tiennent une place importante dans ce festival. Proposez barbecue et grillades, mets flambés, salade de légumes frais, salade de pommes de terre, de pâtes ou de riz, salade de fruits frais, tarte aux fraises ou aux framboises, pain aux raisins, gâteau à la crème et aux fruits, pain blanc…

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