Allan Kardec
Par Asa Esoterika le lundi 6 mai 2002, 18:45 - Biographies - Lien permanent

Hippolyte Léon Rivail, instituteur lyonnais, fut d’abord connu pour ses nombreux ouvrages scolaires.
Il vint à Paris, où il dirigea quelque temps le théâtre des
Folies-Marigny, et fonda, en 1830 environ, un institut dans lequel il
essayait de réformer l’enseignement selon les méthodes de Pestalozzi. Il
s’intéressait déjà depuis longtemps au magnétisme animal. Mais un ami,
Carlotti, allait changer sa destinée en le persuadant de l’intérêt des
tables tournantes. L’année suivante, il assiste à une réunion au cours
de laquelle on se livre à cette pratique venue des États-Unis. Un médium
lui ayant révélé au cours d’une séance qu’il avait été dans une vie
antérieure un druide nommé Allan Kardec, il adopte ce pseudonyme, ainsi
que l’idée de réincarnation qui sera l’un des fondements de sa doctrine.
En 1857, Allan Kardec publie son premier livre, qui restera aussi le plus célèbre : Le Livre des Esprits,
contenant les principes de la doctrine spirite. Sur la nature des êtres
du monde incorporel, leurs manifestations et leurs rapports avec les
hommes, les lois morales, la vie présente, la vie future et l’avenir de
l’humanité. Écrit sous la dictée et publié par l’ordre des esprits
supérieurs, par Allan Kardec. En même temps, il donne à la doctrine
qu’il expose le nom de spiritisme et crée la Revue spirite. Ses ouvrages suivants ont pour titre : Qu’est-ce que le spiritisme ? (1859); Instruction pratique sur les manifestations spirites (1860); Le Livre des Médiums (1861); L’Évangile selon le spiritisme (1864); Le Ciel et l’Enfer ou la Justice divine (1866); La Genèse
(1868). Kardec se faisait souvent aider par des collaborateurs, ce qui
amena René Guénon à dire à propos de Rivail, qu’il qualifiait d’«
instituteur socialiste », que « toute œuvre collective reflète surtout
la mentalité des éléments les plus inférieurs du groupe qui l’a produite
». Cette néo-religion a connu un succès universel ; des foules
d’admirateurs continuent à rendre à Allan Kardec un véritable culte,
ainsi qu’en témoignent les défilés continuels devant sa tombe au
cimetière du Père-Lachaise et, davantage encore, la multitude des
kardécistes brésiliens, qui révèrent leur maître comme l’un des très
grands hommes de l’humanité et répandent, dans leur pays, ses œuvres à
des millions d’exemplaires.