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Voici une présentation succinte de quelques neterou, qui s'étoffera au fur et à mesure de mes recherches (et selon mon temps libre...) Navigation Sekhmet Son nom signifie "la puissante". « Sekhmet prit la magnifique apparence d'une lionne en furie. Elle lançait sa crinière en avant, son pelage flamboyait, son échine avait la couleur du sang, ses regards lançaient des flammes et rayonnaient comme le soleil au midi... Tous alentour tremblaient devant sa puissance. Sa queue soulevait la poussière du désert... Au souffle de ses narines, les arbres se desséchèrent dans les bois... Au même instant, le désert se couvrit d'un voile, les montagnes virèrent au noir le soleil s'assombrit et l'on cessa de voir le ciel. » Papyrus de Leyde Qui est Sekhmet ? ![]() Selon la cosmogonie de Memphis, elle est la femme de Ptah et la mère de Nefertoum. Comme Sekhmet brûlait ses ennemis de son haleine de feu, elle a aussi été la patronne des pharaons en guerre, et portait même des titres martiaux tels que "Pourfendeuse de Nubiens". Le vent chaud du désert ne s'appelle pas "le souffle de Sekhmet" pour rien ! La brûlante Sekhmet a aussi été associée aux épidémies, souvent appelées "messagères de Sekhmet", et on peut aussi rattacher cela aux pouvoirs pharaoniques. Un passage du Conte de Sinhoué raconte que les pays étrangers craignaient la force de Pharaon, et que cette crainte était arrivée sur eux "comme Sekhmet en temps de pestilence". Toutefois, Sekhmet a aussi le pouvoir de repousser l'épidémie et peut être une déesse guérisseuse. Elle protège le pharaon régnant comme une mère le ferait pour son Fils, et dès les Textes des Pyramides il est dit qu'elle a engendré le roi (PT 262, 2206). Un de ses titres n'est-il pas "Sekhmet, maîtresse de la vie" ? Son culte principal se situait à Memphis, ville du dieu Ptah, et son titre de "Maîtresse du lin rouge" atteste de son origine de Basse Egypte, mais il existait des sanctuaires à Abousir et à Karnak. Sekhmet et la Magie On sait qu'un culte était rendu à la déesse dès l'Ancien Empire, et que, peu à peu, son rôle de guérisseuse magique s'est accru. Un rite formel, "Apaiser Sekhmet", était pratiqué pour combattre les épidémies. Dans la religion populaire, les "Sept Flèches de Sekhmet" sont un gage de malchance, et la déesse était tellement crainte qu'une myriade de charmes et de sortilèges était employée pour se protéger de sa colère. Un sort appelé "Livre du Dernier Jour de l'Année" était récité devant un bout de tissu que l'on portait tel une écharpe, en cette période magiquement dangereuse. Le Jour de l'An (premier jour de la crue du Nil, vers le 19 juillet), les Egyptiens échangeaient des cadeaux en forme d'amulettes de Sekhmet et/ou de Bastet afin d'apaiser ces déesses. Les statues de Sekhmet répandues dans les différents musées du monde, mais surtout au Caire et au Louvre, inspirent encore des sentiments allant de l'admiration béate à la peur, et la grande statue de Sekhmet qui trône au temple de Ptah de Memphis a été saccagée au début du 20e siècle par des paysans du Nil qui avaient peur que la statue puisse blesser leurs enfants...
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