Courage

Lorsque l’on songe aux vertus de l’Ásatrú, le Courage est toujours nommé en premier. Comme l’a dit Stephen McNallen, les Vikings sont reconnus pour leur courage et leur bravoure. Cependant, malgré leur histoire, peu nombreux sont les Scandinaves qui ont à affronter face à face des batailles semblables à celles de leurs ancêtres. En fait, nous croyons qu’il est plus facile de manifester du courage dans une situation de tous les jours. Les païens d’aujourd’hui ont souvent la possibilité de montrer du courage lorsqu’il s’agit de vivre et prendre conscience de nos croyances. Cette vertu est aussi, malheureusement, celle à laquelle nous faillons le plus. Si nous sommes capable de fournir assez de courage pour affronter un mur de bouclier, plusieurs d’entres nous tremblons à l’idée de parler de religion au travail ou à l’idée qu’un ami nous demande quelle église nous fréquentons. Nous n’offrons pas de réponses faciles, mais nous vous posons cette question : si vous embrassez le courage de vos ancêtres pour vous battre et mourir pour ce en quoi ils croyaient, pouvez-vous échanger votre identié religieuse pour un salaire plus élevé ou pour vous faire accepter de la société? Cet essai sur les vertus se veut aussi de questionner la morale du courage. La route de Tyr (ndt : Tyr est le dieu nordique de la guerre) est difficile mais Tyr a cru que le prix en valait la peine. La société moderne teste nos valeurs par des millions de façons, pas seulement en tant qu’Asatruars (ndt : membres de l’Ásatrú), étrangers de la masse religieuse, mais aussi en tant que peuple religieux dans une culture anti-religion. Les valeurs ne sont pas en faveur dans notre société moderne. Pour avancer dans la vie, il nous faut souvent contourner les lois et les règles ou carrément les briser. Vivre honorablement est tout simpement un inconvénient. Nous croyons que la majorité des gens, Ásatrú ou autre, trouve cette façon de vivre répugante, mais la seule façon d’enrayer ceci est d’avoir le courage de refuser d’y prendre part.

Vérité

La deuxième vertu de l’Ásatrú, l’honnêteté, est celle qui a le plus fortement poussé nos ancêtres à embrasser les vertus de l’Ásatrú comme les nôtres. Peu importe les valeurs auxquelles nous décidons d’adhérer, l’honnêté se doit d’y être. Sa définition veut dire beaucoup et inclut également une large variété de morales et croyances philosophiques auxquelles nous adhérons tous. Une des raisons pour laquelle nous avons adotpé cette vertu, pour n’en nommer qu’une seule, c’est tout simplement pour des questions d’honnêteté. Comme Bill Dwinnels l’a déjà dit lors d’un toast à la vérité et à l’honnêteté : « si tu ne veux pas que des gens soient au courant de quelque chose, ne le fais pas! ». La vérité, dans le sens d’honnêteté, est essentielle à notre propre honneur ainsi qu’à n’importe quel système ou moralié qui n’est pas basé sur des lois rigides. Lorsque nous respectons un certain code d’honneur, nous nous devons également d’être honnête avec soi-même autant qu’avec les autres.

Lorsqu’on parle de Vérité comme vertu de l’Ásatrú, on fait aussi référence à la Vérité religieuse ou morale. Il est commun de dire qu’il y autant de Vérité qu’il y a d’individus, mais il est aussi important de se rappeler, que peu importe notre Vérité, il y a finalement une seule Vérité. Celle-ci n’est pas celle en laquelle nous croyons mais la Vérité ultime. Dans un premier temps, nous devons respecter la Vérité des autres, dans un deuxième temps, nous devons rechercher la Nôtre et finalement, nous ne devons jamais oublier de rechercher La Vérité. Prenons par exemple le Saint-Graal des légendes chrétiennes, nous ne cherchons pas nécessairement à le trouver, mais si nous arrêtons la quête spirituelle, nous prérissons.

Honneur

L’honneur est partie intégrale de la morale rationelle de l’Ásatrú. Ce que l’on retient surtout des Eddas et des Sagas, c’est que sans l’honneur, nous se sommes rien. Des temps anciens, nous nous souvenons de deux types de gens : ceux qui avaient le sens de l’honneur et qui étaient si propres qu’ils brillaient comme des exemples pour nous, et ceux qui manquaient tellement de sens de l’honneur qu’ils jettèrent une malédiction sur leur progéniture pour les mille années à venir. De bons Asatruars devraient toujours chercher à se trouver dans le premier groupe. L’honneur est une force interne qui se manifeste extérieurement par la réputation. L’honneur interne est le compas de la morale sacrée auquel s’accroche chaque Asatruar et chaque divinité. L’honneur est aussi une question de vivre en paix avec nos propres croyances et de vivre en paix avec nos actes. L’honneur est quelque chose de très personnel et très ressenti, presque comme une émotion. C’est savoir que ce que l’on fait est bon, décent et correct. Quand on a de l’honneur, on sait qu’on ne regrettera jamais d’avoir fait quelque chose.

Fidélité

On attribute souvent qu’une seule signification à la Fidélité, c’est à dire, la fidelité du couple. Selon le dictionnaire pourtant, ce mot ne veut que dire « être fidèle à quelqu’un ou à quelque chose”. Dans le mariage, cette vertu s’applique à notre parteneraire et à nos voeux et ceci est appliqué en limitant les mariés à n’avoir des relations sexuelles qu’avec leur partenaire. Même si nous considérons ceci comme un excellent conseil, les Asatruars pensent qu’il n’y a pas que la fidélité de sexuelle qui est importante, nous croyons qu’il est surtout important d’être fidèle envers nos croyances et nos divinités. Nous devons demeurés fidèles aux Ases et aux Vanes. Tout comme le mariage, un lien sacré est crée entre l’Asatruar et les divinités lors de la Profession (la Profession est le rite qui consacre l’Asatruar à la croyance Ásatrú. Ce rite peut-être comparé à la confirmation chrétienne ou à l’initiation wiccane.). Pour que cette relation fonctionne bien, les deux partis doivent démontrer de la fidélité et de l’honnêté à l’autre. L’Ásatrú, malgré qu’elle soit en train de renaître, est une religion folklorique et nous devons continuer la tradition de la vertu de la fidélité comme le faisait nos ancêtres. C’est en autre pour cette raison que les recherches historiques sont importantes pour le peuple Ásatrú puisqu’elles permettent de redécouvrir les coutumes de nos ancêtres et de les réadapter à nos coutumes modernes.

Discipline

La façon la plus précise de décrire cette valeur est : discipline de soi. C’est par notre volonté que nous pouvons respecter les valeurs et transformer l’impulsion en action. Il en est d’une chose d’être capable de rejetter un code juridique et moral pour adopter un code d’honneur personnel et il en est d’une autre d’avoir la discipline de soi et la volonté pour metre en action ce code d’honneur personnel. Si nous rejetons le code juridique, il en tient à notre discipline pour contrôler nos actions. Sans cette discipline de soi, des sociétés comme celle d’aujourd’hui se créent. En comparant la discipline à la fidélité, nous pouvons y voir un rapprochement. Plusieurs païens passent de croyances en croyances, d’un système religieux à un autre, quitte un chemin pour en un emprunter un nouveau. Les Asatruars ne sont pas sujets à de tels changements. La discipline de soi implique, dans notre pratique moderne, une fidélité envers nos divinités et aussi envers les coutumes des anciens. En appliquant cette discipline, nous nous limitons certes dans un sens, mais nous recevons beaucoup autrement.

Hospitalité

L’hospitalité est l’une des valeurs centrales les plus fortes et importantes parmi les anciennes civilisation. Dans une religion folklorique et populaire comme la nôtre, c’est par notre hospitalité que l’on se fait respecter par notre réseau social. Du temps de nos ancêtres, il était essentiel qu’un voyageur s’aventurant dans nos terres puisse trouver un abris et soit le bienvenu pour la nuit. Dans notre communauté Ásatrú moderne, nous devons traîter les autres avec respecter et agir ensemble pour le bien de notre groupe. Ces liens familiaux peuvent être fondés, même parmi des membres n’appartenant pas à la même famille. Ces liens nous rapprochent et nous incitent à prendre soin des autres. L’hospitalité peut aussi être interprêtée comme les anciens et donc accueillir des gens chez soi, comme nous l’avons déjà fait, mais à notre époque moderne, cette valeur parle plutôt de prêter sa voiture ou de l’argent pour aider des amis. Hospitalité veut aussi dire de traîter les autres avec respect et dignité. On racontre que plusieurs de nos dieux se promènent de par le monde et s’arrêtent chez des gens pour tester leur hospitalité et leur générosité. La vertu de l’hospitalité nous invite à considérer chaque individu avec respect et importance, parce que de temps à temps, il s’agit des Dieux nous apparaissant sous une forme humaine. Respecter ou non cette vertu influence grandement nos actions sociales dans nos croyances. Notre réaction face à la pauvreté est, de plusieurs façons, la façon dont nous aurions pratiqué l’hospitalié du temps de nos ancêtres. Au 21ième siècle, il est possible d’entrevoir l’hospitalité comme une chance de s’unir avec une communauté, un groupe et de respecter les différences de nos compatriotes Asatruars.

Etre constructif

Les Asatruars modernes doivent être constructifs. Nous devons travailler fort pour atteindre nos buts. Il y a tant à faire. Nous nous sommes donné comme mission de restorer l’Ásatrú à la place qui lui revient et aussi de revigorer notre société et notre culture. Nous ne pouvons pas faire cela en restant assis sur nos valeurs. Nous devons les appliquer en empruntant une attitude active. Etre constructif s’applique aussi à nos occupations quotidiennes, accomplies avec attention et fierté. Ajoutez votre nom aux alliances Ásatrú ou nordiques, écrivez vos articles et vos opinions pour les journaux locaux ou pour des sites internet, bref exprimez votre foi Ásatrú. Les dieux n’aiment pas les paresseux. Ceci s’applique aussi pour les aspects non-religieux de notre vie. En tant qu’Asatruars, nous devrions être considérés comme un exepmple de gens constructifs, qui s’impliquent et qui ne profitent pas des situations. Nous devrions être ceux dont les patrons ne peuvent pas se passer et ceux qui font les choses comme et quand elles doivent êtres faites. Lorsque l’on songe aux Asatruars, nous devrions nous dire que ces gens sont compétents et apportent quelque chose à l’univers et à notre société. Etre constructif, c’est une mentalité. Les Nordiques étaient des gens qui croquaient dans la vie à pleine dents et qui ne baissaient pas les bras en situations de doutes ou d’hésitation. Nous devrions adopter la même attitude pour tous les aspects de notre vie : notre vocation, nos croyances et nos temps-libre.

Compter sur soi-même

La société nous apporte la vertu de pouvoir compter sur soi-même, ce qui est important autant du sens pratique que traditionel. Les vertus de l’Ásatrú sont morales, que l’on s’impose à soi-même et donc qui nous demande d’être capable de compter sur soi-même. Nous comptons sur nous-même pour nous inculquer notre propre moralité. Traditionnellement, nos coutumes ont toujours honoré la capacité de l’homme ou de la femme à faire son petit bout de chemin dans ce monde sans compter sur l’aide de personne. Les vertus sont toutes intereliées, par exemple, nous ne pouvons pas être hospitaliés si nous n’avons pas assez de discipline pour s’occuper de nos invités. Notre capacité à pouvoir compter sur soi-même est aussi importante envers les dieux. Si nous souhaitons leur bénédiction et leurs cadeaux, nous devons être dignes d’eux et les dieux sont très satisfaits des gens qui se tiennent debout par eux-mêmes. C’est l’une de raisons pourquoi nous ne nous agenouillons pas devant les dieux lors des cérémonies. En nous tenant debout, nous prouvons que nous sommes aptes à choisir notre propre chemin dans la vie. En d’autres termes, compter sur soi-même signifie vivre comme nous le désirons. Compter sur soi-même veut aussi dire être responsable de soi et ne pas blâmer nos échecs sur des intolérances religieuses, le système patriarchal ou notre société injuste. Oui, la société n’est ni parfaite ni juste, mais c’est notre responsabilité de vivre avec et de s’adapter. Nous sommes devenus bien trop dépendants des autres, nous attendons des autres et du gouvernement des solutions à nos problèmes.

Persévérance

La dernière vertu est celle de la perseverance, et nous croyons qu’elle est la plus appropriée puisqu’elle est celle dont nous devons garder en tête afin de respecter les autres. Notre croyance nous enseigne que le monde n’est pas un endroit parfait et que rien n’est facile. Nous devons continuer de quérir ce que nous désirons. Dans ce monde imparfait, il n’y a pas de repas gratuits ni d’accomplissements aisés. Si nous souhaitons réellement de fonder une communauté Ásatrú qui sera considérée comme un exemple par d’autres, nous devons persévérer à travers les durs moments. Nous devons être prêts à continuer même quand on nous empêche de continuer. Si nous perdons notre emploi à cause de notre religion, la solution n’est pas d’y retourner et de se cacher, mais de continuer afin de trouver sa place où on pourra continuer d’évoluer comme un Asatruar se doit. Enfin, nous devons persévérer même quand nous échouons, même si cela veut dire de recommencer à zéro. Nous devons continuer de persévérer afin de renforcer notre religion, pas seulement quand ça nous convient de le faire et lorsque c’est facile mais aussi lorsque c’est plus difficile et que ça tombe mal. La clé de la réussite est d’y aller petit à petit pour pouvoir atteindre avec honneur les buts fixés.