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La Licorne évolue : A l’époque du Moyen Âge, les hommes qui reviennent des forêts en voient de plus en plus et la décrivent comme grandissant, et craignent qu’elle ne devienne si grande qu’elle pourrait écraser un être humain d’un sabot. Elle conserve cependant beaucoup de poils, notamment la barbiche de la chèvre, et d’autres le long des jambes. Sa queue s’agrandit de manière considérable, et de même pour sa colonne vertébrale. Les chevaux peuvent relever la queue sur une cinquantaine de centimètres, mais la licorne peut la relever et la bouger à loisir sur toute la longueur de la queue (comme un grand fouet couvert de crins). La corne devient d’or, pour son grand malheur, car lorsque les humains s’en aperçurent, elle fut traquée sans relâche pendant des années jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’ils ne pourraient jamais l’attraper. Ses sabots gris et fendus passent à l’ivoire et prennent plus la forme de ceux du cheval domestique. Ses yeux deviennent intenses, et toutes les couleurs sont permises. Certains contes sont apparus à ce sujet, qui parlent de licornes tuant l’humain d’un regard. Son corps, qui était en tant que chèvre entre gris, beigeasse et blanc, passe au fur et à mesure des générations à un blanc si pur et si insalissable qu’aucune créature peut la regarder sans baisser la tête ou détourner les yeux, ébloui. Quelques siècles d’évolution encore puis elle s’arrête à la taille d’un équidé commun. Elle devient méfiante : Et les jeunes filles dans la forêt voyaient la licorne non pas sortir comme une étourdie des sous-bois, mais contourner la clairière et tuer les chasseurs par divers moyens, notamment avec sa corne, mais aussi à coups de sabot. Tirant merveilleusement parti de sa taille, et se cabrait et écrasait les meurtriers sous son poids. Ici vous m’arrêterez ; Comment peut-elle rester pure si elle a tué ? Le mystère demeure mais les licornes chassées étaient sans pitié pour les hommes embusqués, sachant qu’elle les laissait fuir terrifiés plutôt que de les tuer. D’autant se servaient des licornes pour s’assurer de la fidélité de leurs amantes, et des jeunes filles se mirent à détester les licornes après certaines scènes de ménage que je ne reporterais pas ici.

Une corne d’or : La licorne est un être pur, et il en va de même pour sa corne. Tous les écrits s’accordent à concéder à cet atout d’or des propriétés magiques très convoitées par les hommes, comme décrit un peu plus haut. La plupart de ces croyances, naturellement, étaient non fondées. Sa principale fonction pour la licorne n’est pas, au contraire des idées reçues, le combat, mais bien la purification des eaux. Incapable de boire à une onde polluée sans tomber malade et parfois mourir, suivant le degré d’impureté de l’eau. Avant de s’abreuver, elle trempe donc sa corne dans les rivières, et les eaux souillées se séparent des eaux pures dans un rayon d’une vingtaine de centimètres autour de la corne, et reste en place malgré le courant tout le temps que la licorne garde son nez dans l’eau. Par ailleurs, la corne est souvent gênante pour la licorne, puisqu’elle se prend souvent dans les fourrés, les branches, la végétation. Elle ne s’en sert contre ses ennemis qu ‘en dernier recours. Etant pourchassé, cet animal a développé de grandes capacités de fuite et quelque unes de combat dont il a beaucoup perdu en grandissant, la chèvre étant beaucoup plus combative et hargneuse que le cheval. De plus, sa petite taille d’antan faisait d’elle un redoutable adversaire, rapide, agile et efficace. Le cheval a beaucoup moins d’agilité, plus gros, moins stable. Cependant, cette merveille de la nature a su exploiter cette grandeur excessive en contrebalançant l’agilité par la vitesse. Au lieu de sautiller partout, elle fonce; là entre en jeu cette fameuse corne d’or, qu’elle utilise redoutablement bien mais relativement peu, étant très fine et aiguisée, transperce les chairs et parfois entre dans les os, mais je vous passe les charmants détails de l’attaque d’une licorne. Très peu d’hommes sont sortis vivant d’un assaut de licorne furieuse (blessée par exemple), et une licorne enragée ne cesse le combat qu’à la mort de l’un des combattants (il est effectivement rarissime qu’elle attaque tout un groupe d’humains).

Des sabots d’acier : Une licorne se sert avantageusement de ses sabots. Ils sont durs comme le diamant, et, contrairement au cheval domestique, ne prennent pas les cailloux ou les objets contondants. C’est un avantage plus grand qu’on ne le croit, car des sabots blessés ralentissent ou immobilisent. Si elle doit fuir, elle fait appel à toutes ses ressources pour distancer ses ennemis (qui sont trop souvent des hommes montés sur de très rapides chevaux), et ses sabots sont une de ces ressources. Ils ont gardé une grosse qualité de la chèvre : Lorsqu’elle doit galoper sur un terrain escarpé ou rocheux, ils s’accrochent à la matière et l’empêchent de tomber (elle sait également très bien trouver la moindre partie plate à sa portée). Elle s’en sert rarement comme arme, mais lorsqu’elle est vraiment furieuse, elle utilise tous les atouts à sa disposition. C’est ainsi qu’on a retrouvé des cadavres d’hommes éventrés, piétinés, souvent non identifiables. Les sabots sont si lisses que la moindre goutte d’eau posée dessus peut retirer le long de sa trajectoire toute la poussière ou la boue d’une course.

La mystérieuse saillie : Ici, les licornes sont tellement prudentes sur leur saillie qu’aucun être n’a pu percer le secret de la façon dont la vie naît en elles. Cependant je suis ouverte à toute suggestion, et si qui que ce soit a une quelconque information à ce sujet précipitez-vous sur votre boite e-mails et écrivez-moi.

Des bébés licorne : Les naissances sont rarissimes chez les licornes, puisque ces dernières sont immortelles (sauf si elles sont tuées, blessées ou empoisonnées) et que leur principale caractéristique est justement le fait qu’elles repoussent l’amour ou le sexe pour en conserver la pureté.

L’histoire des licornes : A partir du moment où les hommes pouvaient les atteindre à distance, les licornes furent décimées par centaines sans savoir d’où et comment venait leur mort, et la forêt d’Enud, le berceau des licornes et donc la forêt la plus habitée des Terres, se dépeupla peu à peu, brisant le fragile équilibre des naissances mesurées. Attention : étant donné que personne ne connaît la véritable histoire des licornes, la suite contée ci-dessous sort tout droit de mon imagination. Ce n’est que quand il ne resta plus ou prou de licornes que Merlin revint d’un voyage à l’autre bout du monde où se tenait le Conseil des Mages. Constatant le désastre, il entra dans une colère noire et terrifia le village le plus proche. Il expliqua ensuite comment les hommes avaient trouvé le moyen de les tuer sans les toucher à une jeune licorne : Merena. C’est ici que commence l’histoire de cette licorne hors du commun. C’est elle, malgré son jeune âge et son manque d’expérience, qui suggéra aux licornes la solution qui allait sauvegarder la race. Elles se réunirent pour la première et la seule fois de leur histoire en un troupeau qui ne comptait que quelques têtes, et adoptèrent l’un des seuls étalons de la forêt d’Enud comme leader de la harde et, surtout, comme reproducteur. Il était noir comme la nuit, avec des sabots qui prenaient feu lorsqu’il galopait vite ou qu’il se fâchait, grand et fort comme un taureau, et eu vite fait de tirer parti de la chance qui lui était offerte par les licornes elles-même. Cet étalon à la corne de sang imprima son nom dans la Légende : Il s’appelait Turnor. Il était plus craint et haï que respecté et aimé. Il installa sa propre loi au sein du troupeau, mais les petits mâles étaient tout de même tués loin du troupeau par les mères mues par l’instinct de conservation, muettes de douleur, et qui réussirent à abuser Turnor pendant quelques années. Mais le plan de Merena avait marché : La pureté de la race des licornes avait été plus ou moins proprement conservée. Mais quand l’étalon s’aperçu de la chose, un terrible combat s’engagea entre lui et Merena, qui l’avait empêché de tuer une mère.

Les licornes noires : Depuis cette époque reculée, plusieurs licornes noires ont été aperçues dans la forêt d’Enud : Ces licornes sont pour la plupart des mâles, et s’ils vivent cachés, ils sortent trop souvent pour tuer les enfants humains au berceau, ou des elfes dans leur sommeil. Les plus noirs vivent surtout dans les montagnes, suivant les traces de leurs ancêtres chèvres, et beaucoup d’entre eux ont évolué dans l’autre sens : Ils ont des oreilles pendantes de chèvres et des sabots fendus qui leur permettent un meilleur déplacement parmi les rochers. Ils sont également plus petits et moins chassés par les humains, qui les craignent plus que les Grandes Licornes pour la bonne raison que le coup des jeunes filles vierges ne marchent pas avec elles.

Les licornes de mer : Il existe également des licornes qui se sont développées dans l’eau salée plutôt que dans la forêt : Elles ont une corne très longue comme celle du narval, sont bleues et ont des écailles à la place de la crinière. Elles n’ont pas de poumons et ne remontent que très rarement à la surface, elles se servent de branchies. Leurs origines demeurent pour le moment mystérieuses.

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