L'exercice : Asseyez-vous confortablement. Commencez à respirer lentement, calmement. Au besoin, allumez une chandelle ou de l'encens. Si vous ne pouvez pas vous tenir à genoux, trouvez une chaise et asseyez-vous de sorte à avoir le dossier devant vous, et non derrière vous. Tenez votre dos le plus droit possible. Il est préférable de se tenir assis à genoux sur un petit coussin à même le sol. Assurez-vous tout de même que votre pelvis soit situé au-dessus de vos genoux, sans quoi vous contraindrez douloureusement votre dos ! Vous pouvez installer une serviette d'éponge sous vous pieds pour vous sentir plus à l'aise, en particulier si vous êtes sur un plancher sans moquette. Ralentissez votre respiration. Il est temps de commencer.

Imaginez votre colonne vertébrale poussant comme la tige d'une fleur, depuis votre pelvis, et vos épaules délicatement ouvertes, comme la corolle de cette fleur. Ajustez la position de votre tête, jusqu'à ce que vous ressentiez que votre crâne repose directement au sommet de votre colonne vertébrale. Vous devrez peut-être reculer votre menton pour vous assurer que votre tête est bien droite et bien haute, plutôt que trop en avant, comme c'est souvent le cas. Laissez vos mains confortablement posées sur vos genoux, ou, paumes vers le haut, mettez votre main droite sur votre main gauche, vos deux pouces se touchant à peine. Ressentez votre respiration. Elle emplit votre abdomen, sentez comme il se dilate, alors que vos muscles s'ouvrent pour laisser entrer l'air. L'inspiration doit commencer très bas dans le ventre, puis monter et emplir l'espace entre vos côtes flottantes, pour finalement prendre tout le thorax. Laissez l'expiration se faire naturellement, dans un mouvement inverse. Doucement. Sûrement. Assis. Respirez. Laissez s'ouvrir un espace immobile, là, en profondeur, en vous.

Il y a cet espace calme et immobile en vous, dans votre ventre. Respire-y. Sentez-le s'ouvrir. Puis sentez comme l'énergie monte le long de votre colonne vertébrale - ancrée dans ce lieu immobile et calme - puis circule tout le long jusqu'à la base de votre crâne, s'ouvrant vers le globe de l'Âme Oiseau. Sentez le lien entre cette immobilité en vous et l'énergie provenant de la base de votre crâne, entourant la sphère de l'Âme Oiseau comme une capuche. Commencez à ressentir votre Âme-Oiseau : elle regarde, elle attend, elle est à l'écoute. Chaque fois que du bavardage mental inutile, ou des soucis, feront leur apparition en vous pendant votre méditation, respirez, et ressentez cette Âme-Oiseau. Elle est témoin. Elle est cette part de vous qui accepte tous vos défauts, avec compassion. Continuez de respirez. Restez assis. Soyez ouvert et attentif à chaque part de vous. S'asseoir ainsi, être "témoin de soi-même", est une des choses les plus difficiles que vous puissiez faire, et une des plus empreintes de compassion. Vous êtes sacré(e). Vous êtes aimé(e), tout entier/entière.

Lorsque vous aurez pris l'habitude de cette posture et de cet exercice, vous pourrez essayer de vous asseoir pour des durées un peu plus longues. Vingt minutes sont plus faciles que dix, que vous le croyez ou non, parce que tout ce qui, en vous, veut vous persuader que vous mourrez si vous restez immobile plus de quelques minutes finit par se calmer. Mais d'autres états de conscience, plus profonds, profitent de ce calme pour apparaître. Vous pouvez essayer pendant quarante minutes. Cela dit, il vaut mieux cinq minutes par jour, tous les jours, comme base de travail, plutôt que rien du tout.